Stéphane Krings : “On ne pouvait pas les abandonner” | RFC Seraing

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Stéphane Krings : “On ne pouvait pas les abandonner”

Stéphane Krings : “On ne pouvait pas les abandonner”

📁 Non classé 🕔20.janvier 2018
Stéphane Krings : “On ne pouvait pas les abandonner”

Depuis quelques semaines, notre club a mis en place une structure permettant aux joueurs U17 – U19 qui ne sont pas qualifiés pour prendre part à des rencontres officielles de poursuivre leur écolage dans les meilleures conditions.

Avec, à la baguette, Stéphane Krings, qui n’a pas hésité à prendre en charge ce groupe, laissant sa place à la tête des U19 Nationaux à Fio Serchia.

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Nous sommes allés à la rencontre de ce noyau ce samedi matin. Malgré la pluie, malgré le vent, ils étaient là et bien là pour suivre l’entraînement concocté par notre coach.

“Je travaille avec une quinzaine de garçons. Certains, qui avaient arrêté suite aux décisions qui ont frappé le club, sont revenus quand ils ont eu connaissance de la création de ce noyau. Ils sont très réceptifs et cela se passe très bien.”

Concrètement, ces joueurs reçoivent exactement la même formation que les joueurs qui sont alignés en championnat le week-end.

“Tout à fait. La seule chose qui diffère, c’est qu’ils jouent un match amical, généralement chaque mardi, face à des adultes. On a déjà rencontré l’UCE Liège (P1), Amay (P1) et Ster-Francorchamps (P2). Et des rencontres face à Seraing Athlétique (ce mardi prochain à 20h00), Bellevaux (26/1 à 20h00 à Malmedy) sont déjà fixées. Nous avons la chance de posséder un réseau important pour trouver des adversaires et les premiers échos reçus sont très favorables, car nos adversaires apprécient notre opposition. Flémalle, Fraiture et Herstal ont aussi manifesté leur intérêt pour nous rencontrer.” poursuit Stéphane Krings.

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Il faut dire que la qualité est là au sein de ce noyau.

“Ce sont des garçons qui font confiance au club depuis des années et qui recèlent un réel potentiel. C’est pour eux que j’ai accepté ce challenge. Ils sont restés fidèles malgré les problèmes et on ne pouvait pas les abandonner ! Si quelques-uns pouvaient intégrer le noyau A prochainement, nous aurions gagné. Maintenant, nous prenons aussi un risque en les mettant en évidence face à des clubs de la région, mais cela fait partie du deal.”

Tous ces joueurs sont passés par des moments difficiles cette saison, comme toute notre école des jeunes.

“Mentalement, cela a été compliqué pour eux de ne pouvoir jouer en compétition. Surtout qu’ils ne sont pas responsables de cela. Ce sont tous des compétiteurs et gagner des rencontres, cela fait un peu partie de l’ADN de tout sportif. Mais on veut retenir le positif de cette situation particulière. On a souvent dit qu’il manquait un échelon au niveau de la post-formation et, avec cette structure, qui permet à des jeunes en fin de cycle de se frotter à des adultes, l’expérience est intéressante. Cela va leur permettre de franchir un cap et il y aura des enseignements à tirer.”

Stéphane Krings fourmille d’idées pour encore améliorer le quotidien de ses protégés.

“On pourrait par exemple organiser quelque chose le samedi matin entre nous au stade, avant l’entraînement. Prendre le petit déjeuner ensemble dans la salle des joueurs pour souder encore davantage le groupe et l’habituer au format des adultes. Nous avons eu une réunion de travail très constructive cette semaine à l’école des jeunes pour réorganiser tous les groupes. Ce que l’on vit actuellement est unique en Belgique, voire dans le monde. Et je suis persuadé que le club en sortira finalement grandi.”

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La réussite actuelle de plusieurs éléments formés au club au sein du noyau A est également une réelle source de motivation.

“Clairement ! Et cela rejaillit sur mes garçons. Beaucoup vont voir leurs potes évoluer en équipe A. Nous sommes tous passés par des moments très difficiles à vivre, mais j’admire ceux qui sont restés. Et je tiens à saluer le travail accompli par la direction du club, par Mario Franchi, Axel Lawarée et Vincent Ciccarella. Leur force de caractère nous donne l’envie de nous battre. Il y a toujours eu un énorme potentiel chez les jeunes à Seraing et cela se confirme. Enfin, je voudrais rendre hommage à Jean-Christophe Colsoul, mon délégué, qui m’est resté fidèle et accompagne cette équipe partout, ainsi qu’à Lourenço Klein, qui m’aide énormément également.”

L’avis des parents

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Au bord du terrain, fidèles au poste, nous retrouvons quelques parents de nos jeunes. Parmi eux, Liborio Porrovecchio et Carlos Da Silva, qui nous livrent leurs sentiments.

Liborio Porrovecchio

“Cela a été très dur à vivre pour les enfants, qui viennent au foot avant tout pour jouer des matches, mais aussi pour nous, parents, qui avons dû composer avec toutes ces contrariétés. Cela a provoqué un manque chez les enfants, qui avaient envie de jouer le week-end. Mais le club a vraiment fait le maximum pour continuer à les encadrer au mieux, comme si de rien n’était. Je dois dire que de gros efforts ont été réalisés par le club. On espère tous que cela va s’arranger au plus vite, mais le club n’a jamais lâché et je lui en suis reconnaissant.”

Carlos Da Silva

“Nous sommes passés par des moments difficiles. Pour les enfants, qui étaient parfois surclassés, ce n’était pas évident, d’autant qu’ils voyaient leurs amis et anciens équipiers jouer, alors que leur évolution personnelle est un peu bloquée. Il a fallu reformer des groupes et il était très important que le club ne les oublie pas. Maintenant, ils peuvent affronter des adultes et ils apprennent. C’est intéressant. En créant ce groupe, le club a aussi montré qu’il comptait toujours sur eux.”

“L’avis des joueurs

Nous avons aussi donné la parole à deux des joueurs les plus en vue de ce noyau : Arnaud Klein et Nicolas Reuter.

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Arnaud Klein (18 ans – médian droit)

“Cela se passe bien actuellement. On forme un bon groupe et on s’entend bien. C’est un beau projet, je trouve, et le fait de se frotter à des adultes forge le caractère et nous aide à progresser dans les duels et physiquement. Finalement, je trouve même que c’est mieux qu’une saison classique ! On rentre vraiment dans le monde des adultes de cette manière. Le club ne nous a pas abandonnés en tout cas. Je suis ici depuis les U15 et mon meilleur pote est William Impagnatiello, qui fait désormais partie du noyau A. C’est très motivant pour moi de le voir ainsi progresser.”

Nicolas Reuter (17 ans – défenseur central ou médian défensif)

“Je suis à Seraing depuis les U14. J’aime jouer contre des équipes A, car cela est différent au niveau de l’impact physique et nous rencontrons de bonnes équipes. Cela change des rencontres de championnat avec les U19. Au début, la situation a été très compliquée à vivre, car je pensais que tout était en ordre au niveau de mon affiliation. Comme beaucoup d’autres d’ailleurs. Quand on a appris notre non-qualification, j’ai pris un coup sur la tête. Mais je voulais rester ici où je m’amuse bien. Et ce projet est tombé à point nommé. On se connaît tous depuis longtemps, même si nous n’étions pas tous dans les mêmes noyaux. Mon ambition est d’intégrer le noyau A. J’ai des potes comme Cheick Doudou ou Anthony Bertels, qui y ont déjà goûté. On voit ça de près et c’est un vrai objectif pour nous.”

“Ce qui ne tue pas rend plus fort” disait Nietzsche. Une citation plus que jamais d’actualité au sein de notre école des jeunes !

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